Forces Armées opérant dans l’est de la RCA

Zone d'Opération LRA vs. Déploiements des Forces Armées dans l'Est de la RCA
Janvier 2012-Juin 2013
Note: Cette carte n'affiche pas tous les endroits où l'UPDF, Seleka et anciens soldats des FACA sont déployés. La zone d’opération approximative de la LRA (janvier 2012-juin 2013) est représentée par la zone ombrée.

Une mosaïque de forces militaires et d'autres groupes armés opèrent actuellement dans les zones touchées par la LRA de l’est de la RCA. Dans la préfecture du Haut Mbomou, des troupes militaires ougandaises (UPDF) restent en contrôle des grandes villes, mais elles ont fait face à une menace temporaire d'un groupe armé mal équipé qui approchait de la ville d'Obo en avril 2013. Le groupe aurait consisté principalement d’agriculteurs du Soudan du Sud voisin qui auraient été induits en erreur en pensant qu'ils allaient attaquer la LRA. Un petit contingent de troupes des Forces armées centrafricaines (FACA), la force militaire nationale sous le gouvernement destitué de Bozizé, reste également à Obo. Dans la préfecture de Vakaga, la force tripartite - qui rassemble des troupes du Tchad, de la RCA et du Soudan - reste déployée dans la capitale régionale de Birao.

Dans la préfecture de Mbomou, les rebelles Seleka ont occupé et pillé des communautés dans les zones touchées par la LRA après le coup de mars, déplaçant des centaines de personnes le long des routes Bangassou-Rafai et Bangassou-Bakouma. À la mi-juillet, une faction de l'UFDR de Seleka a tenté de prendre le contrôle de Bangassou de la faction CPSK, menant à des affrontements qui ont fait plusieurs morts. Seleka reste également en contrôle du Haut Kotto, avec des troupes déployées dans des villes telles que Bria et Sam Ouandja. Les acteurs humanitaires et de protection ont un accès très limité à la fois au Mbomou et au Haut Kotto, ce qui rend très difficile pour eux d'enquêter et confirmer les rapports d'activité de groupes armés. Les archives du LRA Crisis Tracker comprennent 16 attaques rapportées comme étant LRA dans ces deux préfectures au cours des six premiers mois de 2013 qui n'ont pas été officiellement incluent dans les totaux d’attaques, d’enlèvements et de meurtres de ce rapport parce que les acteurs de protection n’ont pas été en mesure d'enquêter sur les incidents et confirmer les détails rapportés.